Histoire Archives - Page 3 sur 3 - Ville de L'Union
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Parc et château de Malpagat

Ce fut en 1840 que Géraud Lestrade, propriétaire du domaine de Saint Caprais fit construire la belle résidence et aménager le parc qui devinrent le château de Saint Caprais. Cette dénomination évolua et se transforma en Château de Malpagat, qui signifie paraît-il « Mal payé », les « On dit » véhiculant le bruit que les ouvriers bâtisseurs avaient été mal payés !
En 1984 la transformation des terres du domaine en lotissement permit à la commune de recevoir en donation l’immeuble et le parc, sous réserve cependant qu’elle assure la restauration des bâtiments et l’entretien du parc. Ce qui fut fait, et continue de se faire !
Le bâti abrite aujourd’hui l’école de musique et plusieurs associations, le parc des sentiers, une pelouse qui permet des concerts et des expositions de plein air, une aire de jeux pour enfants.
En 1988 l’un de ses grands séquoias mourut. Ce fut un grand dommage ! Vint alors l’idée, cet arbre étant né pour ainsi dire en même temps que la Révolution française, de l’ériger en symbole de la liberté jaillissant de terre et s’enracinant dans notre pays !
C’est bien ce qui fut fait au milieu du boulevard des Fontanelles, qui bénéficia, non seulement de l’édification de ce symbole, mais aussi d’une urbanisation…paysagère si vous me permettez ce terme.

Château de la Cornaudric


En 1522, Jean de BERNIS est Seigneur de la Cornaudric. Il est possible qu’il soit le constructeur d’un premier château, aujourd’hui disparu. En 1644, François de RESSEGUIER, Conseiller au Parlement de Toulouse, fait construire une chapelle. En 1766, Dominique de GERIE, écuyer, fait reconstruire le château et la chapelle.

Il s’agit du château que nous connaissons actuellement implanté au milieu d’un parc dominant la vallée de l’Hers. Quant à la chapelle actuelle, érigée en 1781, non loin de l’entrée du parc par Jacques GOUNON, Seigneur de La Cornaudric, elle fut « chapelle domestique » jusqu’à ce que fut construite l’église de L’Union, à la fin du XIXe siècle.

Rues du quartier de la Violette

HOMMAGE AUX RÉSISTANTES TOULOUSAINES
Le conseil Municipal a choisi par délibération, le 12 mars 2018 de donner aux 5 rues du nouveau quartier du chemin de la Violette des noms de femmes résistantes ayant eu une action sur la région toulousaine 5 femmes, 5 destins ont été choisis parmi les nombreuses femmes de courage qui ont marqué cette période sombre.

ANGELE BETTINI DEL RIO

1922 – 2017 • Résistante internée 
Elle n’a que 18 ans quand elle participe avec son fiancé Yves Bettini et quelques copains à un lancer de tracts sur le convoi du maréchal Pétain en visite officielle à Toulouse ce 5 novembre 1940. Elle est la première femme et la plus jeune incarcérée pour acte de Résistance
à Toulouse. Cette action lui vaudra 2 mois à la prison St Michel et la déchéance de nationalité.
Un mois après sa libération, elle est arrêtée et internée dans différents camps (Récébédou, Rieucros, Brens, Gurs) dans lequel elle participera à des actes de Résistance internes en particulier au moment de la déportation des internées juives étrangères en août 1942.
En août 1944, elle s’évade du camp de Gurs où elle est internée depuis 2 mois.
Avant de rejoindre le maquis, elle retrouve Yves, détenu pendant 2 ans, son compagnon de vie auprès de qui elle passera 70 ans et avec qui elle a eu 5 enfants. Militante dès ses 14 ans, sa vie sera marquée par ses engagements. Elle est décorée chevalier de la Légion d’honneur.

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DAMIRA TITONEL

1924 – 2011 • Résistante 35e Brigade Francs-Tireurs partisans
Main d’oeuvre immigrée FTP-MOI.
Fille d’immigrés italiens anti fascistes, elle s’engage dans la Résistance à 19 ans suivant la voie tracée par son père, César et ses 3 frères, Mathieu, Nuncio et Armand. Après quelques actions dans le Lot et Garonne, elle rejoint le groupe de Toulouse dirigé par Marcel Langer puis Jan Gerhardt. Transporter des armes, passer des infos, récolter des renseignements, observer les mouvements, autant d’actions dans lesquelles elle va s’engager sous le pseudo de Michelle Ferrals.
Arrêtée le 3 avril 1944 avec Marc Brafman, à l’occasion du coup de filet visant à démanteler la brigade, elle va être incarcérée à la prison St Michel avant d’être déportée à Ravensbruck. Elle rencontre Guy Asperti dans les semaines qui suivent sa libération et l’épouse. Ensemble, ils auront deux enfants. Elle est décorée de la médaille militaire et officier de la Légion d’honneur.

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1903 – 1962 • Déportée de la Résistance Libération-Sud
Elle s’engage dans la Résistance aux côtés de son mari dès 1940. Agent de renseignements et de liaison, elle participe également à la diffusion de la presse clandestine ainsi qu’à la prise en charge des évadés. Arrêtée chez elle, dans la nuit du 13 au 14 décembre 1943 lors de « l’opération de minuit », elle est enfermée à la prison St Michel puis déportée à Ravensbruck via le camp de Compiègne dans le même convoi que Jeanne Verdier et Geneviève De Gaulle Anthonioz. Son mari, recherché lui aussi, parvient à s’enfuir cette nuit-là et rejoint le maquis de Cazeres. Sa fille aînée prend en charge son frère de 9 ans et sa sœur de 3 ans jusqu’à la fin de la guerre.
Libérée en avril 1945, elle est décorée de la croix de guerre avec palme, de la médaille de la Résistance et officier de la Légion d’honneur.

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ARIANE SCRIABINE FIKSMANN

1905 – 1944 • Résistante Organisation Juive de Combat (OJC)
Femme de caractère, entière, elle est la fille du compositeur russe Alexandre Scriabine. Orpheline à 17 ans ; elle s’installe à Paris où elle fréquente les milieux artistiques et littéraires. En 1924, elle publie son premier et seul recueil de poèmes. En 1940, après 2 mariages malheureux dont elle aura 3 enfants, elle épouse David Knout, connu sous son nom de poète David Fiksmann et se convertit au judaïsme. Début juin 40, elle rejoint David à Toulouse accompagnée de ses 3 enfants. Ariane dite Régine organise le sauvetage et l’extraction d’enfants juifs dont les parents ont été déportés. Recherché, son mari quitte Toulouse en novembre 42 avec 2 enfants laissant sa femme enceinte poursuivre son action. Quand son fils naît en mai 43, elle l’exfiltre vers la Suisse auprès de son père. Le 22 juillet 1944, la milice tend un guet-apens au 11 rue de la pomme, appartement boite aux lettres de l’organisation. Ariane est tuée d’une balle en plein cœur.
Elle est décorée à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile d’argent et de la médaille de la Résistance.

MARIE-LOUISE DISSARD
1881 – 1957 • Chef du Réseau d’évasion Françoise
Femme de caractère aussi, Marie-Louise Dissard est plus connue sous le pseudonyme de Françoise, nom du réseau qu’elle a dirigé à partir de mars 1943. Militante, indépendante, volontaire, excentrique selon certains, cette couturière de talent commence son combat par la diffusion de journaux et de recueils de renseignements pour le réseau Bertaux dès 1940. Quand le réseau tombe, Marie-Louise rejoint le réseau international Pat O’Leary dans lequel elle assure les fonctions de chef de secteur pour l’évasion vers l’Espagne ainsi que de
responsable du transfert des alliés évadés. Après l’arrestation d’Albert Guerisse, son chef, elle prend la tête du réseau et continue les activités d’évasion. 700 aviateurs et résistants ont pu ainsi franchir les Pyrénées.
Elle sera à la fin du conflit, la femme la plus décorée pour faits de guerre. La France la nomme Officier de la Légion d’honneur et lui remet la Croix de guerre française avec palme et la médaille de la Résistance avec rosette. Le roi des Belges la nomme officier de l’Ordre de Léopold II avec palmes et lui remet la Croix de guerre belge 1940 – 45 avec palmes. Les britanniques la nomment officier de l’ordre de l’Empire Britannique en 1947.
Quant aux Etats Unis, ils la décorent de la Medal of Freedom avec palmes d’or. En 1956, elle crée un centre d’apprentissage pour jeunes filles sur la route d’Espagne plus connu sous le nom de lycée Françoise.

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