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Court-métrage Damira Titonel Asperti

Des élèves du collège de Penne d’Agenais ont réalisé un court métrage pour retracer l’histoire de Damira Titonnel.

Damira Titonel-Asperti fuit l’Italie fasciste avec sa famille avant de s’engager dans la Résistance en 1943 au sein de la 35ᵉ brigade. Arrêtée à Toulouse au printemps 1944, elle est emprisonnée et torturée pendant cinq mois sans jamais dénoncer ses compagnons. Déportée au camp de Ravensbrück , elle est libérée en mai 1945. Toute sa vie, elle témoigne contre le totalitarisme et pour le devoir de mémoire. Chevalier de la Légion d’honneur, une rue de L’Union porte son nom au quartier de la Violette.

Le court-métrage est en suivant :

Bribes d’Histoire

L’Union, une assise territoriale et un nom contestés

Cliquez sur l’image pour charger le livret sur L’Union : de Belbèze et Lacournaudric à L’Union et à Saint-Jean, par Gilbert FLOUTARD


Les rues de L’Union

La commune de L’Union, composée des communautés de Belbèze et de La Cornaudric, présente dès son origine, une singularité probablement unique en France : aucune artère, aucune rue, aucun chemin (caminot) ne porte le nom d’un personnage quel qu’il soit !

Selon les quartiers, on trouve des noms d’arbres, de fleurs, d’oiseaux ou encore des noms géographiques pyrénéens : ( pics, cols, vallées, lacs…) Telle a été et reste la volonté unanime des premiers édiles, et des Conseils Municipaux successifs.

L’ancienne gare – Le chemin de fer à L’Union

A la fin du XIXe siècle, les habitants de L’Union et leurs représentants étaient préoccupés par la nécessité d’avoir une gare de chemin de fer implantée sur leur territoire. Ainsi le Conseil Municipal émettait à l’unanimité “le vœu que la première gare du chemin de fer d’Alby soit fixée au lieu dit Escanegat appartenant à la commune de L’Union ; comme étant le plus commode…”. Cette démarche n’eut aucun succès. Les voyageurs venant de Toulouse en direction de Castres devaient donc descendre pour gagner L’Union à la halte de MONTRABE. Par contre, on peut voir encore de nos jours la gare de LOUBERS en bordure de la route de Bessières. Celle-ci se trouvait sur le tracé du chemin de fer à voie étroite allant de Toulouse à Villemur (Tarn) en passant par Croix Daurade, place de la Cabarette, le pont de Saint-Caprais, le remblai de la Caussade puis gagnait Launaguet, au pied du château, avant de poursuivre sa route vers le nord. Inaugurée en 1912, cette ligne cessa son activité en 1937 et la voie fut déposée en 1942. Seule reste la petite gare, en face du rond point des Fontanelles.

Entre le 2 et le 4 avril 1944, lors d’une vaste opération de police, de nombreux membres de la 35e Brigade FTP MOI Marcel Langer sont arrêtés. Ils seront emprisonnés puis déportés quelques mois plus tard.
Parmi eux, Charles Michalak, de son vrai nom Israel Schimmel Gold, a vécu dans l’ancienne gare, de Loubers, jardinier le jour, artificier la nuit.
Aujourd’hui, 75 ans après, la gare a été rénovée pour devenir une habitation privée. Elle reste néanmoins un lieu devant lequel les passants que nous sommes se rappellent ce qu’elle a représenté, et aussi les hommes et les femmes qui s’y sont retrouvés pour défendre les
principes de la République.
Le 25 mai 2019 a été inaugurée la plaque rappelant la destination de cette gare entre 1942 et 1944 en présence des familles, des
portes drapeaux ainsi que des autorités civiles et militaires.

Le carrefour de Loubens

Loubers est un petit hameau dans la basse plaine de l’Hers à l’endroit où le grand chemin de Toulouse à Castelmaurou forme un carrefour avec la route de Bessières. Lieu de passage par excellence, il n’est pas étonnant de trouver à cet endroit, au XVIIIe siècle, une auberge où voyageurs et routiers pouvaient avoir gîte et couvert.

En 1740, Jean LESTRADE exploite cette auberge ; quelques années plus tard, son fils Pierre y exercera la profession de boucher ; celui-ci sera un jour poursuivi par la justice et condamné à mort le 13 Novembre 1793 pour vente de viande corrompue, très dangereuse pour la santé. On retrouvera beaucoup plus tard cette auberge sous le nom d’Auberge Castille puis elle devint de nos jours la Maison Thoré pour être enfin occupée par une société de location de matériel de travaux publics.

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